Avec un bloc axillaire, votre anesthésiste endort des nerfs dans le creux de l’aisselle pour qu’une opération puisse être effectuée à l’avant-bras ou à la main.

Il y a deux techniques pour réaliser le repérage des quatre nerfs dans le creux de l’aisselle, dont les nerfs ulnaire, musculocutané, médian et radial.

Premièrement, on peut électrisé faiblement une aiguille fine. Dès qu’on avance l’aiguille proche des nerfs, on observe une réponse du muscle (tressaillement), pour laquelle le nerf est responsable.

Deuxièmement, il y a une technique plus moderne pour le repérage des nerfs. Il s’agit de l’échographie, par laquelle on peut visualiser distinctement les structures, dont les nerfs, et l’avancée de l’aiguille dans le tissu. Cette technique est plus précise et le risque d’échec de l’Anesthésie Loco Régionale est diminué. En revanche, il faut un anesthésiste maîtrisant la technique.

Dès que l’anesthésiste a repéré le nerf, un anesthésique local est injecté et l’aiguille est retirée. Jusqu’à ce que l’anesthésique local soit totalement résorbé par les nerfs, plusieurs minutes peuvent passer. L’anesthésie se lève plusieurs heures plus tard, le patient reste conscient et ne ressent aucune douleur. Si souhaité, l’anesthésiste peut donner au patient à n’importe quel moment un décontractant pour qu’il somnole pendant l’opération.

L’avantage par rapport à l’anesthésie générale consiste, avant tout, à ce que les inconvénients possibles de celle ci soient évités (la fatigue, nausée entre autres choses).

Après un bloc axillaire, la conduite d’engin ou de véhicules est formellement interdite durant le reste de la journée. En effet la coordination motrice pourra être encore compromise.

Dernière mise à jour le 07/08/2015