Anesthésie de la personne âgée

Chez la personne âgée, des interventions majeures sont réalisables. On a des grandes chances de succès à la condition que tout se déroule parfaitement. Malgré le fait que le patient âgé n’a pas de grandes réserves fonctionnelles, une complication entraîne fréquemment une cascade de défaillances ; l’utilisation de thérapeutiques agressives ne font parfois plus que retarder l’échéance fatale.

Il y a plusieurs modifications de la fonction et de la composition des structures corporelles liées à l’âge : on retrouve une diminution de la masse musculaire, une diminution de l’eau totale, une hypoprotéinémie, une augmentation de la part graisseuse, une diminution du métabolisme hépatique, une diminution de l’excrétion rénale et une sensibilité exacerbée du système nerveux central à l’effet des psychotropes (produits anesthésiques, sédatifs).

En plus, la majorité des personnes âgées présentent des maladies chroniques, qui peuvent influer le déroulement d’un anesthésie et d’une opération.

Induction et maintien de l’anesthésie pour des patients âgés

Souvent, les personnes âgées arrivent au bloc opératoire en hypovolémie à cause d’une réduction de la consommation des boissons, des diurétiques etc. Malgré l’hypovolémie et des antécédents cardiaques, des problèmes hémodynamiques comme une chute de la tension artérielle sont très courant. Pour assurer une induction aussi stable que possible, l’administration médicamenteuse doit respecter la fragilité et la lenteur de la circulation du patient.

Souvent, un monitorage, comme la surveillance de la pression artérielle par un cathéter artériel, une surveillance de l’hémodynamique par des moyens non- ou peu invasifs (Vigileo, Vismo, Nico) ou le contrôle de la fonction cardiaque par échocardiographie peropératoire est recommandé et souvent effectué par notre équipe.

Pour adapter la dose adéquate au besoin du cerveau âgé, nous utilisons le BIS Covidien, un monitorage de la profondeur du sommeil/de l’anesthésie. Grace à ce dispositif, nous pouvons souvent réduire la dose des produits anesthésiques et finalement ses effets secondaires cérébraux.

Un séjour aux soins intensif pour la première nuit postopératoire est souvent recommandé pour des malades plus fragiles.